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TRAVAUX SCIENTIFIQUES & PROFESSIONNELS
LECTURE
« IRM et Chimie » Pr Jean-Claude BELOEIL, Directeur du Centre de Biophysique Moléculaire, CNRS-CBM, 45071 Orléans Diapositives présentées
L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est une technique d’investigation des milieux vivants, directement dérivée d’une technique bien connue des chimistes : la RMN. Ses qualités tiennent en deux mots : « atraumatique et non-invasif ». L’IRM a connu le succès que l’on connaît comme méthode de diagnostic en milieu hospitalier. Elle ne nécessite à priori aucune injection de produit exogène pour fournir des images de l’intérieur d’un être vivant. Par contre l’utilisation d’agents de contraste permet « d’aller plus loin » et d’accéder à des informations supplémentaires concernant l’état des tissus ou plus finement de faire de « l’imagerie moléculaire » et de détecter sélectivement une enzyme ou un récepteur spécifique. L’amélioration des qualités de l’agent de contraste fait appel à des concepts de Chimie organique / inorganique ou de Chimie bio-organique en ce qui concerne le développement de molécules spécifiques et même « d’agents intelligents » (Smart agents). Le domaine d’action de l’IRM ne se limite pas à l’hôpital, elle intervient dans les recherches fondamentales en Biologie. Son action porte alors sur de petits animaux (rat, souris) ce qui nécessite des avancées dans la technique elle-même pour compenser son manque relatif de sensibilité. Les applications de l’IRM au petit animal interviennent désormais dans le développement de nouveaux médicaments, pour l’étude de leur mécanisme d’action, leur métabolisation, leurs effets secondaires… Donc la Chimie intervient dans la conception des agents de contraste et l’IRM intervient dans la Chimie au travers du médicament.
EXPOSÉS « Analyse physico-chimique de différentes molécules injectables en perfusion prêtes à l’emploi après congélation et décongélation par micro-ondes et stockage final à 5 ± 3 °C »
Dr Jean-Daniel HECQ, Pharmacien Hospitalier, Docteur en Sciences Pharmaceutiques, Département de Pharmacie des Cliniques Universitaires UCL de Mont-Godinne, Avenue Therasse, 1, B-5530 Yvoir, Belgique
Objectif : En milieu hospitalier, la majorité de la reconstitution des médications injectables est réalisée juste avant l’administration au patient par le personnel infirmier. Les risques et erreurs relatifs à ces préparations et à leur administration sont nombreux. La standardisation puis la centralisation de ces préparations et reconstitutions par les pharmacies hospitalières permettent de réduire ces risques et erreurs. Afin d’augmenter le nombre des médications prises en charge, il est nécessaire de développer leur stabilité à long terme. La congélation semble être une solution aisée mais la décongélation nécessite beaucoup de temps. Certains auteurs ont développé le concept de décongélation par micro-ondes et l’ont appliqué à différents médicaments. Cependant, une caractéristique de ces études est la courte période d’analyse après décongélation.
Méthode : Des études de stabilité à long terme ont été réalisées pour différents médicaments largement utilisés en milieu hospitalier et il a été vérifié leur stabilité après congélation à une température inférieure à – 25 °C, stockage à long terme (1 à 3 mois), décongélation par micro-ondes et stockage final à 5 ± 3 °C.
Résultats : 14 molécules testées ont conservé plus de 90 % de leur concentration initiale le jour de leur décongélation par micro-ondes ainsi qu’un certain nombre de jours supplémentaires à 5 ± 3 °C Les analyses ont été réalisées par chromatographie à haute performance.
Conclusion : Le système congélation / décongélation par micro-ondes permet la production de séries plus importantes de doses, rend cette technique rentable en main d’oeuvre et en matériel au-delà d’une certaine quantité produite. Les résultats décrits encouragent à vérifier les possibilités de prise en charge d’autres molécules utilisées régulièrement dans les Institutions Hospitalières. C:\Users\Admin\Desktop\Documents-de-GODINNE\PROFESSIONNEL\Articles & Posters pour publication\ Articles\Micro-ondes-state-art-2011\Microondes-texte-ACADEMIE-FR-2011-v01.doc
« Conception de ligands d'ARN : pourquoi, comment ? » Dr Laurent MICOUIN, Directeur de Recherche CNRS UMR 8638 CNRS Paris-Descartes, Laboratoire de chimie thérapeutique, Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques, 4 av. de l'Observatoire, 75006 Paris
Loin du simple vecteur d'information génétique classiquement popularisé par le "dogme central" de la biologie moléculaire, l'ARN apparaît aujourd'hui comme un élément essentiel dans un grand nombre de processus de régulation cellulaire. Cette révolution conceptuelle se traduit par une quantité croissante d'informations sur la structure et la fonction de multiples ARN, seuls ou en interaction avec des partenaires nucléiques ou protéiques. De plus en plus de pathologies sont également associées à des dysfonctionnements de régulations fines faisant intervenir des ARN. Dans ce contexte, la conception de petites molécules capables d'interagir avec des ARN pourrait permettre d'avancer dans la compréhension de mécanismes cellulaires importants, voire, à plus long terme, de développer des médicaments exploitant ces voies de régulation.
Cette approche est bien établie dans le domaine des antibiotiques. Elle a cependant été validée a posteriori, les composés interagissant avec le ribosome bactérien ayant été sélectionnés par des criblages phénotypiques, et leur cible ayant été identifiée après coup. Au contraire, la conception a priori de molécules capables d'interférer sélectivement avec une régulation impliquant un ARN procaryote reste extrêmement complexe. Une piste possible réside dans le développement de composés capables d'interagir sélectivement avec des structures tridimensionnelles caractéristiques des cibles ribonucléiques. Cette approche, développée par notre groupe en collaboration avec le groupe du Pr F. DARDEL (Dr C. TISNÉ, UMR 8015) a été présentée et discutée.
COMMUNICATION « Principes, organisation et maintien d’une classification des dispositifs médicaux. »
Dr Maurice VENTURA, Pharmacien des Hôpitaux, Président de l’association pour la classification des dispositifs médicaux et autres produits de santé
Le marché des dispositifs médicaux consommables se caractérise par une très grande diversité des références (plus d’un million) et une absence de standardisation de la terminologie employée pour nommer un produit. Pour pouvoir rechercher, analyser, comparer et suivre les évolutions de ce marché, il est nécessaire de disposer d’une classification commune aux différents acteurs de ce marché. La classification CLADIMED apporte une réponse à ce besoin. Conçue sur le modèle de la classification ATC des médicaments, CLADIMED est structurée sur 5 niveaux. Son organisation repose sur la notion d’usage principal et d’indications validées. Gérée au sein d’une association réunissant utilisateurs et fournisseurs, la cohérence de son développement est garantie par un comité scientifique qui s’assure du respect des principes de gestion. Utilisée en France avec un recul de plus de 10 ans dans les principaux centre hospitaliers français (publics, privés, CHU, CHG, cliniques...), elle l’est également dans les hôpitaux de Belgique depuis 2008.
PRÉSENTATION D’OUVRAGE
« Takeru HIGUCHI, père de la physicochimie pharmaceutique » par le Pr Francis PUISIEUX. Éd. Pharmathèmes ISBN 978-2-914399-31-9, 319 pages, présenté par Bernard CHALCHAT et François CLOSTRE, Membres de l’Académie nationale de Pharmacie
« Le Doyen Pierre MALANGEAU 1910-2008 » coordonné par le Pr Georges MAHUZIER. Éd. Sanofi Aventis, 110 pages, présenté par Pr Georges MAHUZIER, Membre de l’Académie nationale de Pharmacie
QUESTION D’ACTUALITÉ « Le pharmacien et les contaminations radioactives – comprimés d’iodure de potassium » Pr Alain ASTIER, Chef de service, Département de Pharmacie et Toxicologie, Groupe Hospitalier Henri Mondor
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