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« Les textiles bioactifs » Pr Jean FRENEY, PU-PH, Institut des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lyon
Présentation Power-point
Depuis leur invention il y a presque 10 000 ans, les textiles ont bien évolué. Les premières fibres utilisées pour
l’habillement étaient végétales : le lin (7 500 av. J.-C.), le chanvre et le coton (3 000 av. J.-C.). Les fibres animales, la laine et la soie, sont aussi apparues à peu près à cette époque. La fibre viscose qui est une cellulose chimiquement modifiée appelée rayonne lorsqu’elle est tissée a été mise au point en 1884 dans la région de Grenoble par Hilaire de Chardonnay. L’une des premières fibres entièrement synthétiques comme le Nylon, mis au point en 1937, a vu ses premières applications dans le parachute et les bas pour femme. Ensuite sont venus les polyesters, l’acrylique, les chlorofibres (isolant thermique), l’élasthanne, le téflon (goretex), le Kevlar et le Nomex. Plus techniques, les fibres de verre ont été suivies des fibres de carbone et des fibres polylactiques (biocompatibles). Néanmoins, ces fibres sont passives.
Actuellement, on met au point des fibres actives dont les domaines d’application sont très nombreux. On distingue les textiles antibactériens et antiviraux et leurs applications dans le domaine hospitalier et le grand public, les textiles anti-odeur, les textiles anti-acariens pour leur rôle dans la prévention des allergies, les textiles anti-insectes, anti-UV et thermorégulateurs protecteurs de la peau. Dans le domaine médical, les pansements antibactériens actifs sont couramment utilisés. Les derniers concepts actuels sont ceux des « cosmétotextiles » et des « texticaments ». Ces textiles ont en commun la présence de microcapsules ou de nanocapsules chargées de produit actif libéré par friction ou diffusion. Ils appartiennent au domaine de la cosmétologie (peau plus douce, effets amincissant, anti-fatigue, micromassant, hydratant, anti-stress. Ils trouvent des applications dans l'industrie de la beauté et de la mode (textiles chargés de parfums). Les texticaments ne sont pas encore en application mais la recherche et développement dans ce domaine est en pleine expansion comme l’atteste l’organisation en 2008 du premier congrès de cosmétologie à Tours. Ces textiles agiraient comme d’immenses patchs recouvrant un membre entier par exemple. L’exemple souvent cité est celui du tennisman souffrant d’un « tennis-elbow » enfilant une coudière chargée d’anti-inflammatoire. De nombreux brevets sont déposés sur des applications antibiotiques, hormones (insuline…), vitamines, antidotes pour les vêtements militaires, etc. Les professionnels de santé relèvent l’absence de réglementation actuelle dans ces domaines. Nous ne ferons qu’évoquer le cas des textiles biocompatibles : compatibles avec le vivant ou substituts du vivant (organes vaisseaux, muscles…).
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