|
Exposés « Nouveaux enjeux stratégiques de l’industrie pharmaceutique pour 2015 -2020 » Dr Jean-Claude Muller, Senior Vice-Président Sanofi-Aventis Recherche L’analyse objective de la mutation structurelle de l’environnement biopharmaceutique et biomédical place l’industrie pharmaceutique et ses dirigeants devant des défis majeurs, défis qui constituent également des opportunités considérables pour les acteurs qui sauront les premiers s’adapter et trouver des solutions innovantes : - qui amélioreront la santé des patients - qui seront acceptées par les autorités médico-réglementaires - qui seront recommandées par les organismes d’évaluation, - et qui seront prises en charge par les organismes payeurs d’un grand nombre de pays. C’est dans leur capacité à répondre partiellement ou complètement aux cinq défis suivants que chacun des acteurs actuels du secteur pourra finalement se positionner sur le futur échiquier des pourvoyeurs de santé :
La présentation se focalisera sur l’analyse de l’environnement tel que l’on peut le percevoir aujourd’hui, et sur des orientations en R&D qui peuvent être prises et mises en œuvre rapidement afin de générer des retombées scientifiques, médicales et économiques à l’horizon 2015-2020.
« Deux nouveaux anticoagulants oraux : dabigatran et rivaroxaban. Les antagonistes de la vitamine K (AVK) ont une efficacité bien démontrée. Toutefois, leur fenêtre thérapeutique étroite, la variabilité de réponse des sujets traités, la nécessité d’une surveillance biologique régulière et leur iatrogénicité limitent leur utilisation, en particulier dans la fibrillation auriculaire non valvulaire dont la fréquence est en augmentation. Deux nouveaux anticoagulants oraux, Dabigatran et Rivaroxaban, ont récemment été introduits en Europe et dans de nombreux pays. Leur indication est restreinte à la thromboprophylaxie de la prothèse totale de hanche ou de genou, mais de nouvelles indications sont en cours d’évaluation (Phase 3). Leur utilisation devrait améliorer la prise en charge des patients : large fenêtre thérapeutique, absence d’influence du régime alimentaire, risque faible d’interférence médicamenteuse et absence de nécessité d’une surveillance régulière de la coagulation. Cependant, l’activité inhibitrice dirigée contre le facteur IIa et le facteur Xa par le Dabigatran et le Rivaroxaban respectivement, retentit sur les tests de coagulation de routine, ce qui pose un problème d’interprétation. Une solution à ce problème est proposée. Communication « Transfert de technologie entre laboratoire académique et laboratoire industriels » Dr Damien Salauze, Pharmacien Biologiste, Responsable de la Direction des Brevets et des Partenariats Industriels de l’Institut Curie L’époque au cours de laquelle la recherche académique et la recherche industrielle se faisaient dans deux univers séparés est maintenant révolue. Le transfert de technologie de l’un vers l’autre (qui peut d’ailleurs fonctionner dans les deux sens) est devenu courant et s’est organisé, non seulement pour des raisons économiques, mais également pour des raisons sociétales, notamment dans les sciences de la vie. En effet, compte tenu des sommes à engager pour développer un produit (médicament, test diagnostique, ….), une invention qui n’est pas protégée par un brevet n’a plus aucune chance d’être in fine mise à la disposition du public par un industriel. Un inventeur académique doit donc protéger ses inventions par un brevet avant d’en faire profiter la communauté scientifique et le public en les publiant dans des journaux scientifiques. Mais, le dépôt du brevet n’est que la première étape d’un long processus. En effet, lorsqu’un industriel est intéressé à développer une invention protégée par un brevet, il ne suffit bien souvent pas que de prendre une licence du brevet. Le laboratoire académique est en effet très fréquemment sollicité par l’industriel pour l’accompagner dans les premières étapes du développement du produit au travers de recherches collaboratives. Nous verrons au travers d’un exemple issu de l’Institut Curie, comment ce transfert de technologie et de savoir-faire peut s’opérer au bénéfice de tous. |